est habitudes langagières de la communauté linguistique d’accueil

est alors capable de les exprimer,
selon la nécessité, par un seul mot ou par un livre entier ».3

         «  Le traducteur qui lit le texte original est
un lecteur comme un autre ; il comprend le texte avec toutes ses
implications ; mais lorsqu’il traduit, il se borne à restituer le sens de
ce qui est dit, pour mettre le récepteur du message en cadence de retrouver
dans la traduction les imputations, que lui, interprète, a trouvées dans l’original.
Il confit ainsi au destinataire final toutes les possibilités
d’interprétation »4.

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         « Ainsi la compréhension du traducteur du
roman, ne peut, comme celle d’ailleurs de tout lecteur, que saisir l’étai du procédé
de l’existence et de la lecture, sur un savoir prodigué et sur le décryptage de
procédés discursifs spécifiques au genre artificiel ». « Elle reste
donc un acte d’interprétation hautement subjectif qui conditionne à son tour,
dans une très large mesure, la perception ultérieure de l’œuvre par le public »5.

        Pour ce faire, le
traducteur doit tenir compte de la connaissance distribuée et des habitudes
langagières de la communauté linguistique d’accueil : En tant que
récepteur l’interprète doit être assidu au signifié de l’auteur, en tant
qu’émetteur il doit être fidèle à son destinataire ; c-à-dire ; le
sens conçu par le traducteur se transforme à son tour en un signifié pour l’émettre
avec les biais d’une langue distincte.

        Donc, nous pouvons
dire que   la traduction sera une exactitude au signifié et
à l’effet résolu par le concepteur.

3. « D. Seleskovicth,
Marianne Lederer », « Interpréter pour traduire »,
p.20.

4. « Seleskovich D. et Lederer M. » : éInterpréter
pour traduire », Paris, Didier Érudition Coll. «Traductologie »,
n°1, 2° édition, 1986 ; p 65

 5. Israël, F. : « Traduction littéraire :
L’Appropriation du texte », in Recueil d’articles en tautologie. E.S.I.T.,
Paris, 1997, p. 10. De fait, comme l’affirme Jacques Derrida, « Une
lecture peut constituer une traduction. Et l’inverse, Deux faces liées de
l’interprétation ».

         Par conséquent, il
survient au traducteur d’associer aux contributions linguistiques des
compléments cognitifs afin de saisir lui-même l’élément culturel inclus dans le
texte à traduire.

         De ce fait, vu l’incompétence linguistique
perçue chez les traducteurs des deux systèmes français et arabe, ils ont compté
sur la latitude littéraire et la modification et une créativité subjective       

         En
effet, al-Manfaloûti, nonobstant son
ignorance de la langue française, il n’a pas hésité à traduire suffisamment
d’ouvrages célèbres. Parmi eux, l’œuvre de « Paul et Virginie »,
un chef-d’œuvre de Bernardin de
Saint-Pierre. Plusieurs critiques témoignent sa négligence de la langue
française, et qui a adapté ces œuvres dans un style simple et sobre, dépouillé
de tous les artifices habituels, sa langue est agréable bien que l’emploi de
l’arabe dialectale dans certains passages soit de nature à diminuer le
rayonnement de son œuvre. Il est apte à toute admiration et évaluation pour sa
hardiesse de traduire pourtant son ignorance de la langue française. Tout ce
qu’il a traduit fait parti du romantisme qui traite des sujets
importants : la vertu, la justice, la victoire et la critique.

         Son procédé de traduire
était ; autant plus qu’il veuille traduire une œuvre, il demande à un de
ses amis de lui traduire par écrit ou oralement l’œuvre concerné, puis il fait
le transfert à son style.

         Boutros al-Boustanî confirme cette coopération de traduction et dit : 

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              Ana al-Fakhouri critique ses romans
traduits   :

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    Zaki al-Mahasinî et Djamîl
Soltane  disent à son propos :

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1.    
al-
Manfaloûti et la culture
française :

 

       Appréhender le
sens, dans l’essor traductif, ne se limite pas à conquérir l’acception et la perception
du texte mais à chercher probablement la possibilité de le reproduire d’une
manière appropriée aussi bien linguistiquement que culturellement.

        La traduction dresse une passerelle
entre la culture de départ et la culture d’arrivée. Elle doit respecter le
principe de fidélité sémantique qui se offense fréquemment à la divergence
culturelle et pourrait engendrer, un facteur d’infidélité ; ce qui
pourrait trahir l’objectif primordial de la traduction, la fidélité au sens.

         La traduction est le fruit d’une
interaction non seulement entre deux systèmes linguistiques mais aussi entre
deux systèmes culturelles ; elle est amenée à obéir à un double mais
contradictoire qui celui de ramener la culture étrangère à une forme
assimilable pour une communauté par sa propre culture d’une part et d’autre
part, permettre à cette communauté de déposer sa culture pour mieux comprendre
les autres